Les conséquences mondiales de la surpêche

En raison de l’exploitation généralisée des milieux marins, les océans sont désormais exposés au phénomène de la surpêche. En effet, la surpêche s’explique par une pratique destructive ou intensive ou excessive ou illégale de la pêche par l’homme dans les océans et autres milieux marins. Ces actes ont des répercussions à l’échelle mondiale et mettent en péril le concept de pêche durable en l’absence de mesures rationnelles prises par la communauté locale et mondiale.

Différentes formes de surpêche !

En règle générale, la surpêche se présente sous différentes formes (légales, illégales, excessives). A savoir : la piraterie, la pêche à l’explosif, la pêche au cyanure, la surpêche industrielle, la pêche aborigène, la pêche coloniale, la pêche globale et entre autres.

Pour commencer, la pêche à l’explosif (à l’aide de bouteilles de bière, de sprays insecticides à base de kérosène, etc.) est une pratique de pêche classique initiée par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale et encore pratiquée par certaines entreprises asiatiques. Pourtant, cette méthode est préjudiciable aux coraux massifs, aux coraux durs, à la survie des captures de juvéniles et d’invertébrés, à l’environnement récifal et remet en cause le concept de pêche durable.

Deuxièmement, la pêche au cyanure de sodium est capable de paralyser les captures vivantes (homard, poissons d’aquarium, poissons de récif capturés vivants pour la restauration, etc.) Or, il s’agit d’une pratique de pêche destructrice et qui a un impact négatif sur la santé environnementale. Ensuite, la pêche industrielle participe à la disparition des espèces marines et valorise les captures moins attendues par les consommateurs. Aussi, la surcapitalisation de l’industrie favorise l’épuisement des ressources marines et la croissance incontrôlée des pratiques et des flottes de pêche. En outre, la piraterie viole la législation nationale dans les eaux territoriales et favorise la pêche illégale en haute mer sans le consentement de la CCAMLR.

Les différentes espèces marines les plus menacées par la surpêche !

Les différentes espèces marines menacées par la surpêche peuvent être classées en 2 catégories à savoir les prises principales et les prises accessoires.

Premièrement, la prise principale comprend toutes les populations de poissons, morue, anguille européenne, espadon, anchois, requins, couvrant la consommation mondiale. Deuxièmement, les prises accessoires comprennent les chalutiers crevettiers, les oiseaux de mer, les dauphins, les tortues, les baleines, les phoques, les invertébrés, qui sont tués ou mordus accidentellement.

Différentes solutions possibles et durables contre la surpêche !

Pour pérenniser les activités de pêche et conserver les ressources sous-marines mondiales, il est nécessaire d’adopter différentes pratiques et stratégies communes et de limiter les solutions intuitives (comme l’arrêt de la pêche d’une espèce ou la réduction de l’effort de pêche ou autre) contre la surpêche. A savoir : la pratique de l’aquaculture marine intensive, la pêche profonde, la pêche côtière, la gestion réparatrice des ressources marines, la nouvelle gouvernance des pêches, la sélection des consommateurs, le principe de précaution, les moratoires et entre autres.

  • la pratique de l’aquaculture marine intensive : pour améliorer les habitats des poissons, pour produire une quantité de ressource marine, pour participer à l’anoxie des eaux ou à l’eutrophisation ou à la prolifération des pathogènes,
  • la pêche profonde : pour lutter contre les pavillons de complaisance, gérer les organisations régionales et réduire les captures accidentelles d’espèces marines et conserver les captures accessoires,
  • la pêche côtière : pour soutenir le développement de la pêche sur les plateaux continentaux et les zones côtières,
    la gestion restauratrice ou rationnelle des ressources marines : il s’agit de la mise en place de récifs artificiels et de la protection des zones marines,
  • la nouvelle gouvernance de la pêche : pour préserver la pêche durable, la survie économique, la sécurité alimentaire et les cultures. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place un label MSC, une action diplomatique, un partage des captures, une approche écosystémique et multidisciplinaire, etc,
  • la sélection des consommateurs : pour éviter les risques de contamination de polluants,
  • le principe de précaution : pour éviter la pratique de la pêche commerciale dans l’océan Arctique central.
  • des moratoires : basés sur la surveillance par satellite, la fixation de quotas de pêche, la prescription de programmes scientifiques communs (inventaire des espèces, étude des pressions écologiques, étude des relations prédateurs-proies, étude des variations d’abondance),
  • la suppression de la subvention aux professionnels de la pêche : en effet, cette subvention permet à certaines entreprises de pêcher trop longtemps dans certaines zones où les ressources sont limitées
  • l’adoption de stratégies pour limiter la pêche illégale : cela passe par le contrôle du matériel de pêche, le contrôle de la taille des filets de pêche afin de ne pas corrompre les coraux marins, l’utilisation de certains explosifs pour quantifier la pêche, la promotion du système d’autorisation…

Les conséquences mondiales de la surpêche !

Tout d’abord, la surpêche s’explique par l’augmentation de la capacité de capture favorisant la diminution de la quantité de captures, la disparition de certaines espèces marines, la baisse de l’âge des captures, la réduction de la taille et du poids moyen des captures et la diminution du stock d’espèces capables de se reproduire en temps voulu. Ensuite, la surpêche menace la source de nourriture, met en jeu la sécurité alimentaire et l’économie mondiale, la sécurité sociale, la discrimination des consommateurs en termes de pouvoir d’achat, la santé des océans, la mauvaise répartition de la consommation des produits de la mer, etc.  Par ailleurs, la réduction de la quantité des captures aura pour effet d’augmenter les prix au détriment des consommateurs pauvres. En outre, elle affectera également l’écologie, l’écosystème côtier, la qualité de l’eau, la pollution marine et l’environnement dans son ensemble. Elle remet aussi en question la réalisation des objectifs de développement durable adoptés par l’ONU, notamment en ce qui concerne la consommation et la production responsables, la lutte contre le changement climatique, la croissance économique et la vie aquatique.  

En bref, elle a des conséquences sociales, économiques et environnementales.